Une rampe de lancement
Le CFPT a organisé un concours pour refondre son identité visuelle. Le brief demandait d'évoquer l'excellence, la technique, la science et la renommée, avec l'EPFL comme référence et une idée forte de réussite. Plusieurs groupes étaient en concurrence. Avec le mien, nous avons d'abord défini l'identité, puis conçu le système visuel. C'est notre proposition qui a été retenue.
Rendre la structure lisible
Le CFPT est un centre de formation qui regroupe plusieurs écoles, comme l'informatique ou l'horlogerie. L'ancienne identité ne permettait pas de comprendre cette organisation. Il fallait rendre l'école visible, transmettre le bon message et rendre sa hiérarchie lisible au premier regard.
J'ai donc construit l'identité autour de cette structure. Le centre et ses écoles partagent un même logo, et chaque école se distingue par une couleur liée à son activité, portée par le tiret et suivie de son initiale.
Le logo, une rampe de lancement
Le logo garde le nom cfpt, mais en minuscules. En capitales, les lettres formaient une barre continue sur le haut, comme un plafond. En bas de casse, le f et le t s'élèvent librement. La typographie, utilisée par la NASA, apporte le registre technique et le prestige demandés par le brief.
Le tiret est incliné à 45°, l'angle qui, en balistique, envoie un objet le plus loin. Le logo devient une rampe de lancement vers l'avenir professionnel des élèves.
Le spectre de la lumière
Les couleurs des écoles suivent une logique d'ensemble. Réunies, elles forment le spectre de la lumière visible, dont la somme donne le blanc. Le logo principal reste donc blanc, ou noir sur fond clair, puisqu'il rassemble toutes les écoles. La hiérarchie se lit dans la couleur, et tout le système fonctionne aussi bien en version claire qu'en version sombre.
Les règles du logo
Le logo seul est réservé aux réseaux sociaux (photo de profil, publications), au favicon du site et aux supports imprimés. Accompagné de la raison sociale, il sert aux usages institutionnels : en-têtes de lettre, carnets d'élève, documents officiels et administratifs, site internet. Chaque école dispose de son propre logo, dont la couleur du tiret n'appartient qu'à elle. Sa déclinaison complète, avec le nom entier de l'école, suit les mêmes usages institutionnels, et s'emploie sur les imprimés quand l'espace le permet.
On utilise la version noire ou blanche selon le fond, pour que le logo reste le plus visible possible. La grille qui accompagne les logos est un élément graphique : elle n'est jamais obligatoire et s'emploie seulement quand son usage se justifie, de préférence sur un fond uni. Le tiret de couleur peut aussi vivre seul, comme élément graphique.
Ce qui est interdit : déformer le logo, changer la couleur des lettres ou du tiret, éloigner le tiret de sa base, séparer ou déplacer la raison sociale, l'initiale ou le nom de l'école. Aucun effet n'est admis, ni ombre, ni dégradé, ni lueur, ni contour. Et jamais de fond trop contrasté qui le rendrait illisible.
Deux polices, deux rôles
Inter porte les titres et, selon le support, les sous-titres. Puissante et précise, elle couvre un jeu de caractères complet, et sa clarté en a fait une référence dans les domaines les plus exigeants en matière d'information, comme le médical ou l'aérospatial. Ses différentes graisses marquent son passage sur n'importe quel support, à l'écran comme à l'impression.
Arial porte le texte courant, et parfois les sous-titres. Descendante de la célèbre Helvetica, elle a été conçue pour l'une des premières imprimantes laser d'IBM. On la trouve aujourd'hui partout pour sa lisibilité et sa facilité d'intégration sur tous les supports. Son gras sert à affirmer les passages importants.
Résultats
Une identité lauréate qui rend le CFPT visible et sa structure lisible d'un coup d'œil. Un seul logo pour le centre et toutes ses écoles, un code couleur qui forme le spectre de la lumière, et un système qui fonctionne aussi bien en clair qu'en sombre. Une identité qui ne se contente pas de nommer une école : elle lance ses élèves.